Ace Combat 6, The Sky is not the limit anymore

ac622.jpg
En jouant à Ace Combat 6 on peut retrouver ce charme particulier qu’a le modélisme et en particulier les maquettes d’avion de chasse. Cette séduction bien moins guerrière que ludique, quelque chose proche du gadget, de la miniature, et d’une sensualité des formes aérodynamiques, associée à une esthétique militaire (ce gris particulier), qui plaît moins pour ce qu’elle signifie réellement qu’un certain potentiel de fiction dont elle génère les images. Des images qui reposent généralement peu sur la réalité, plutôt un univers et des symboles, mais dont la nature véritable n’a généralement que peu de liens avec ce qu’ils sont supposés signifier (ils créent autre chose, un nouveau mode d’existence, et la fascination engendrée n’a finalement qu’un rapport lointain avec la réalité). Jouer à Ace Combat c’est un peu comme piloter une voiture dans Ridge Racer, un pur plaisir formel, une sensualité un peu abstraite dans un monde réinventé. Le réalisme des avions de chasse renvoi donc pas tant à leurs modèles réels qu’à leurs versions en miniature, et uniquement. Et ce que produit le jeu, de très singulier, c’est cette possibilité de voir enfin voler les maquettes dans un espace imaginaire dont la qualité technique ne vaut pas pour sa reproduction fidèle de la réalité, mais pour sa capacité à produire un monde tangible et en adéquation avec le fantasme produit par les maquettes. C’est-à-dire que la réalité du jouet trouve une toile de fond qui coïncide avec son mode d’existence imaginaire. Ce que Namco a parfaitement saisi avec le background romanesque de l’intrigue, qui réinvente complètement une guerre des Balkans invraisemblable, japonisée, donc totalement irréelle, rendant par là toutes associations immédiatement nulles. Ce qu’il y a de fabuleux aussi avec Ace Combat, dans tout ce mode de production imaginaire matérialisé, c’est qu’en plus il nous permet d’atteindre, de rendre presque aptique, ce qu’on croyait être la limite, le ciel. Et c’est là où le réalisme photographique devient intéressant, lorsqu’il produit une illusion qui se métamorphose en expérience esthétique. Alors les couleurs des avions de chasse s’associent avec les milles nuances de lumière, les effets de fumée zébrant le ciel durant les combats, les épais nuages cotonneux dont on perçoit l’immatérialité, tout n’étant qu’association de couleurs, de teintes, de matières. Telle une peinture en mouvement.
Jérôme Dittmar
Nda : on notera que si Ace Combat rappelle les maquettes, la série Burnout repose entièrement sur l’esthétique et l’esprit des voitures Hot Weels.
Publicités

0 Responses to “Ace Combat 6, The Sky is not the limit anymore”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




StatCounter

free website stats program

%d blogueurs aiment cette page :