Rien de spécial (3) : Katamari Damacy, Leibniz et le surréalisme

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Le génie de Katamary Damacy, c’est l’extraordinaire marque de sa primitivité. C’est qu’il semble être né d’un coup, sans la volonté d’étonner, et d’un achèvement total embrassant tous les possibles (le jeu se réclame même du surréalisme). Tout cela par un principe simple, celui liant le séparé par sommation à une substance composée. Ce lien substantiel, par l’Un transcendant (notre capacité à aspirer, in fine, l’univers entier) qui en même temps exprime la pluralité des mondes possibles soumet alors le jeu à une puissance qui tantôt fait reculer l’espace et grandit, et tantôt nous  suspend à un rien de surcroit essentiel (passage intégrale/différentielle). Un lien qui trouve encore une incarnation dans la figure du personnage du roi, dandy adepte de l’écriture automatique, et enclin à renverser le monde pour le faire diverger, comme César aurait pu après tout, refuser de franchir le Rubicon. Et cela, pour un simple compliment. Une manière finalement digne d’un roi, de garder l’univers sous sa coupe.

Khanh Dao Duc

 

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